Accueil Date de création : 31/05/07 Dernière mise à jour : 25/10/09 18:16 / 223 articles publiés

DISQUES

ETIENNE  (DISQUES) posté le jeudi 20 août 2009 14:51

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Un ballet arachnéen sur les touches de nacre pour dévider une soie ténue mais solide qui vous enveloppe dans un cocon de sonorités ouatées. D’un tempérament à l’autre, du mélancolique au sanguin, du flegmatique au colérique, tout contribue à vous perdre et à vous retrouver sans cesse. Le fil se tend mais ne se rompt jamais, renforçant à chaque obstacle le lien avec votre sensibilité. Seul quand le soufflet s’immobilise la réalité refait doucement surface. Il reste alors l’empreinte d’un contact avec une nouvelle dimension, celle de la musique.

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vous pouvez retrouver Etienne Boisdron ici et le contacter sur son email pour acheter son disque:

http://www.myspace.com/etienneboisdron

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OUI  (DISQUES) posté le vendredi 23 janvier 2009 09:00

J'ai retrouvé cet album vynil en parfait état contre...1 euro !

 

Heureusement j'ai toujours ma vieille MKII qui trône dans mon salon, là ou les branchouilles poseraient leur Mac ou leur écran plasma.

Je me souviens de l'époque qui voyait s'empiler les Thorens, Garard, Lenco... au fond des estancots des dépôts-vente, espérant plus le dépôt de la poussière que la vente.

En trente ans d'évolution technologique "multi-média" (bon sang que ce terme est con !),  je suis donc passé du statut de ringard à un état qui prend des allures de pré-snobisme en conservant cet objet que je n'ai cessé de chérir malgré mes si nombreuses infidélités et passades d'un jour dans les gourbis numériques. Dieu  que j'ai pu passer pour un benêt quand je poussais la porte des magasins audiophiles de l'époque ! (beaucoup ont fermé depuis, par justice immanente). Je faisais sourire  alors, avec un air condescendant, ces petits péteux qui n'auraient pas tenu deux minutes de conversation avec un professionel de l'enregistrement. On chantait à l'époque la naissance du numérique qui a effectivement pris une place dans tous les sens du terme en nous donnant accès à une belle profusion. Ce  qui, sous couvert  d'un aspect  pratique indéniable, a permis néanmoins l'émergence d'une sou -culture qui frappait au portail électronique.

Pour un euro ! Le paradis incontesté de ce groupe qui esquisse déjà dans cet album la fin de cette période inimitable par  la synthèse de nombreuses années de recherche musicales et d'exploration des techniques électroniques naissantes. Certains prêtent à cet album les meilleurs morceaux (LE meilleur morceau ) du groupe. Ils ont probablement raison, mais je préfère garder la satisfaction de penser que beaucoup d'autres le valent. Toujours est-il que le système d'écoute analogique, ici indispensable à mes yeux, surpasse inconditionnellement , car la comparaison est possible, et historiquement, cela est une évidence, tous les repiquages numériques que l'on peut avoir parfois la chance de trouver dans les linéaires de cette instution culturelle médiocre qu'est la Fnac.

Je savoure là les délices d'un fruit à pleine maturité du groupe, en ayant pour moi la chance d'avoir pleinement et suffisamment vécu cette période. Le fébrile et attentionné débalage de l'objet fragile et coûteux. le petit craquement de la pointe de la cellule attrapant le sillon. On voyait alors "venir"  le son. cela permettait de se préparer à "écouter". Cela finissait par vous faire entendre. Cela me permet de mesurer en bougonant la véracité de ce qui n'était alors qu'une intuition. J'ai toujours défendu l'analogique moribond. Vingt minutes d'écoute d'une plage était un luxe que l'on s'octroyait religieusement, rituellement. Me savoir dans le vrai me procure un plaisir indicible que n'entache même pas le qualificatif de prétentieux dont on peut alors m' affubler. 

Heu...le disque?...Plutôt supérieur, mais ça je le savais déjà !

 

 

 

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POUR UNE ALOUETTE...  (DISQUES) posté le dimanche 11 mai 2008 21:58

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Arvo PÄRT, Philip GLASS, Vladimir MARTYNOV.

Gidon KREMER au violon.

En écoutant une fois de plus ce disque, je me suis demandé une fois de plus si la réalité ne se résumait pas à une simple interrogation.

Pour une alouette en panne de miroir. Et attention , celui-ci, sans tain,  est réservé aux passereaux à l'oreille délicate.

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RETROVISION  (DISQUES) posté le mardi 18 mars 2008 08:12

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Moi qui me prélassais dans ma bulle, assis sur mes reliques en qui je vouais un culte référentiel, voici que je viens de m'apercevoir que des ordres nouveaux viennent bousculer l'idée de l'immuabilité du dogme de la pop  que je m'étais forgée dans les années 70.

Exit donc YES, LED ZEPPELIN, KING CRIMSON,GENESIS, TANGERINE DREAM, JETHRO TULL, ALLAN PARSON...

je croyais qu'était venu le temps ou rien ne pourrait plus exister dans ce registre et que les monuments de l'époque étaient devenus des mausolées que l'on devait visiter régulièrement pour se rappeler à leur bon souvenir.

C'était sans compter avec l'arrivée de ces nouveaux missionnaires qui se sentent investis de la mission divine de perpétuer les traditions d'une religion de rythmes, d'accords, de maîtrise des instruments de musique et, oeuvre absolue, de présenter leurs voix dans le saint respect des harmonies audibles.

Imprégnés visiblement à la fois de leurs vénérables prédécesseurs et empreints d'une mystique mais efficace connaissance musicale (ça décoiffe grave par moments), ils synthétisent en les dépoussiérant quelque peu (et là je pèse mes mots) les bases de la pop à papa.

Ils ont certainement fait appel aux meilleurs du moment pour, je le confesse humblement, faire voler mon intégrisme musical en éclats.

 

 

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MADEMOISELLE ANNE LAURE, première.  (DISQUES) posté le mercredi 20 février 2008 12:27

Je ne saurais trop conseiller  à ceux qui, comme Anne Laure,(http://jardindannelaure.over-blog.com/), souhaitent  visiter la maison de George Sand à Nohant (Indre), d'acquérir cette édition CD du grand pianiste que fut Samson François interprétant Chopin.

Si vous possédez un système audiophile un peu performant et que vous trouvez chez un disquaire une édition vinyle, alors offrez vous le plaisir sensuel du bruit de fond, des craquements qui faisaient le charme d'une écoute plus authentique.

Lors de votre visite, vous reconnaîtrez toute l'utilité d'avoir en tête ce que vous avez entendu, en associant le souvenir des émotions musicales avec le dialogue que l'ambiance du lieu ne manquera pas de susciter en vous.

Si on ne badine pas avec le passé, on a tout de même le droit de flirter un peu avec. C'est tellement romantique!

Demain: une suite pour George Sand.

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