Accueil Date de création : 31/05/07 Dernière mise à jour : 25/10/09 18:16 / 223 articles publiés
 

C  (QUENA) posté le lundi 15 décembre 2008 07:56

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C'eut été au temps de la très sainte Inquisition, je me serais certainement retrouvé dans un cul de basse fosse pour avoir joué avec un bout d'une pierre philosophale noir comme l'âme d'un damné qui refuse le reniement!

 Cette matière est diabolique et surpasse la majorité des matériaux que j'ai essayés alors. Le carbone a véritablement une "âme" musicale, ce qui est rare dans notre monde moderne où l'on se prend un peu pour Dieu en inventant chaque jour de nouvelles molécules plus insipides les unes que les autres.

 Il m'avait été donné d'entendre un violoncelle en carbone ainsi qu'un violon à l'occasion du grand salon de Musicora. Mais alors, mon oreille peu avertie car non pratiquante, ne m'avait laissé qu'un souvenir, certes impressionné, mais dubitatif, quant à l'intérêt que cela présentait comparativement à la noblesse des bois de résonnance.

Mais que les puristes se rassurent, comparativement à cette matière moderne qu'est le carbone,le bambou a encore sa prévalence, ne serait-ce que par respect des traditions.

La limite tient évidemment à l'usinage. Cette matière ne se traite pas comme une matière traditionnelle naturelle et réclame visiblement des techniques adaptées à son époque, même si on peut toujours s'adapter avec les outils de l'atelier classique.

Mais en conclusion, il n'y a rien de classique dans ce matériau qui, en tout état de cause, ne demande qu'à prendre une place nouvelle dans une belle et déjà nombreuse famille.

 

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PAR-DELÀ  (QUOESITA) posté le samedi 13 décembre 2008 07:32

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Préjugeant de l'infini

Tu as patiemment tracé des cercles

Du concret est née une sphère parfaite

Parfaite abstraction

Parfaite expression

De ta pensée pure.

Il demeure les outils.

 

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Khâgne  (AUTANT NE RIEN DIRE) posté le mardi 02 décembre 2008 21:06

On m'a transmis ce message dont le sujet vaut effectivement son pesant de moutarde:

"Si vous voulez rire un peu, lisez le sujet de compo de français de ma fille qui est en Khâgne (ni elle, ni personne de sa classe n’a rien compris) :


"L'écriture découvre, dans la pratique du regard critique, la présence d'un champ scopique dans l'image, révélé à travers le jeu contradictoire qui consiste à dévoiler et à dérober un objet d'élection. Ce point aveugle dans la représentation l'empêche de se constituer dans la stabilité et l'unité d'une clôture. Mais c'est à partir de lui que l'écriture critique paradoxalement s'élabore, autour de lui qu'elle s'enroule en développant ses effets de signifiants et la richesse de ses équivoques. L'image joue de ses effets dans le texte parce qu'il y a rencontre avec un point, signe improbable, support de la catastrophe mimétique, et signifiant du manque."
Ce jugement éclaire-t-il votre lecture du Salon de 1767 de Diderot ?"

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Ce à quoi je me suis empressé de répondre:

Non ,non, pas du tout! C'est très évocateur au contraire, surtout quand le référentiel didactique de la description des paradoxes verbaux permettent d'exprimer le néant absolu qui préside à toute naissance conceptuelle d'une idée intégriste ou libre, selon que l'on se réfère à l'axe de la théorie qui permet de définir l'infini de la pensée et du rêve dans l'aire d'action de la réthorique qui autorise l'élaboration d'un raisonnement aboutissant à l'inexistence de tout sens logique d'un texte.

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Et ma nièce chérie de rajouter en retour (elle , elle l' a faite, la prépa!):

 Dans l'écriture, et dans l'image, l'ombre obscure et dense crée l'esthétique Beau (attention, pas au sens platonicien), ou plutôt du Sublime au sens burkien du terme...je dirais même schopenhaurien du terme. C'est avec la raison transcendante, pensée de la pensée structurante, que l'aire circonscrite du point est le théâtre de l'interaction entre la force dynamique verbale et le manque. L'enroulement métaphorique, voire antépiphorique des équivoques provoque une mimétique du moi, voire du surmoi, voire de l'hypersurmoi chez l'encyclopédique Diderot.

 
Bref, j'ai rien compris non plus.
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La rubrique commentaire est largement ouverte à celles-z-et-ceux qui veulent tenter de donner une explication, de préférence la plus irrationnelle, voir loufoque, qui soit.
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COLONIALISME ECONOMIQUE  (HUMEURS) posté le jeudi 27 novembre 2008 12:01

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"Des ouvriers se révoltent dans une usine de jouets en Chine...

...Les gestionnaires de la compagnie et les autorités locales regardent les ouvriers de haut" a estimé un ouvrier licencié, Qiao, craignant pour sa prime de départ s'il critiquait la société. D'après lui, c'est la police qui a déclenché les incidents. "Les ouvriers se sont mis en colère parce que la police a commencé à les frapper" a raconté ce migrant de 30 ans venu chercher du travail ici depuis la province du Sichuan, dévastée en mai par un puissant séisme.

Le représentant du parti communiste a une autre version. Selon lui, les 80 ouvriers licenciés n'ont pas touché beaucoup parce qu'ils travaillaient mal. Le directeur de la compagnie Kader, Ivan Ting affirme quand à lui que les travailleurs ont reçu plus que ce qui est légal, sans préciser combien.

Les ouvriers travaillant à la chaîne touchent 770 yuans par mois dans cette usine (86,77 euros), et les heures supplémentaires sont rares maintenant que les commandes de Noël sont passées. AP"

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Et en France, quelle sera la moyenne des dépenses par enfant pour les jouets de Noël?

Ne sommes-nous pas en train de vivre les prémices d'une décolonisation économique du système financier occidental hégémonique?

Alors, prendrons nous  le risque de vivre sur le plan économique l'équivalent de ce que nos parents ont vécu sur le plan des profondes mutations sociologiques consécutives à la décolonisation des territoires conquis par nos ancêtres et exploités par eux pendant des siècles ?

Faire travailler des gens à bas coût de main d'oeuvre pour faire déborder la hotte du Père Noel est un jeu...........dangereux.

Article complet sur:

http://www.boursorama.com/international/detail_actu_intern.phtml?&news=6133286

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L'AIR EST PUR.  (LA METEMPSYCOSE DES CLOPORTES) posté le mardi 11 novembre 2008 11:09

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Ils peuvent toujours venir defiler devant moi la tête haute et au pas, moi qui suis la mémoire vivante de mon grand-père qui a consacré dix années de sa vie aux champs de bataille des guerres républicaines et qui s'est même offert le luxe suprême de démissionner d'une administration qui, dans toute ses vichyssitudes d'alors, lui ordonnait de gérer comptablement les candidats aux brulôts concentrationnaires.

Ce n'est pas moi qui arborerais fièrement, et pour cause, la légion d'honneur qu'il a toujours refusée ainsi que le tas de médailles qu'ils ont réussi à épingler à sa vareuse et qui s'oxydaient tranquillement en tas dans une vieille boîte à chaussures au fond du dernier et inouvrable tiroir du bas d'un secrétaire du bout du couloir de l'appartement de la rue Paul Chenavard.

J'ai un devoir de mémoire.

De SA mémoire.

Qu'il a mis le reste de sa vie à essayer d'oublier.

Oublier.

Oublier ce qu'il avait vu et surtout entendu.

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Ce matin, j'ai vu le vol noir du corbeau sur la plaine et je ne sais pas ce que j'ai, je suis d'une humeur massacrante. Peut-être le son du canon qui approche.

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L'air est pur, la route est large,

Le clairon sonne la charge

Et les zouaves s'en vont chantant...

Chantant...

Chantant...

 

 

 

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