Accueil Date de création : 31/05/07 Dernière mise à jour : 25/10/09 18:16 / 223 articles publiés
 

PAYSAGE  (GRAVURE) posté le jeudi 29 janvier 2009 16:21

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"L'imagination fait le paysage. Je comprends qu'un esprit appliqué à prendre des notes, ne puisse pas s'abandonner aux prodigieuses rêveries contenues dans les spectacles que la nature présente; mais pourquoi l'imagination fuit-elle l'atelier du paysagiste? Peut-être les artistes qui cultivent ce genre, se défient-ils beaucoup trop de leur mémoire et adopte-ils une méthode de copie immédiate qui s'accomode parfaitement à la paresse de leur esprit."

Charles BAUDELAIRE. "Curiosités esthétiques" Salon de 1859.

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"Conscience; vous entendez bien,voilà ce qui manque aux paysagistes d'aujourd'hui: la nature ne leur parle pas, ce sont des machines qui peignent. Je voudrais qu'un peintre enfermé dans une chambre et sans aucun modèle pût encore me dessiner un paysage présentable, car cela me prouverait qu'il a trouvé une signification à ce qu'il a vu dans la nature."

Henri HARPIGNIES, cité par Paul GSELL, "Revue Bleue". 1892.

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"Je suis à ma fenêtre, et je vois le plus beau paysage; l'idée d'une ligne ne me vient pas àl'esprit; l'alouette chante, la rivière réfléchit mille diamants, le feuillage murmure; où vont les lignes qui produisent ces charmantes sensations?"

Eugène DELACROIX. Lettres.

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"...l'histoire des paysages et de leur formes a été, dans la plupart des cas, une espèce d'utopie, et nous avons recherché, presque inconsciemment, plus un référent que les formes réelles. Nous avons cru écrire une histoire, nous avons écrit, le plus souvent, qu'un récit mythique des origines, une fiction."

Gérard CHOUQUER." L' étude des Paysages"-Ed. Errance-2000.

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Le paysage, dans son expression , reste le plus pudique des sujets. On a tendance à lui prêter un rôle effacé,par  exemple,dans la peinture ancienne ou antique. N'est-ce pas plutôt qu'il était pressenti comme le sujet le plus sensible, car le plus inaccessible , voir incompréhensible pour l'artiste tant il ne reste que l'expression d'une pensée, d'une impression furtive d'une vision obligatoirement déformée par une situation, voir une éducation.

Peindre ce que l'on voit, ou plutôt peindre ce que l'on ressent face à ce que l'on voit. Mission humble pour certains comme Corot qui n'a eu de cesse de faire preuve de modestie tenace. ce trait de caractère semble d'ailleurs être un élément fondamental de l'universalité d'un Maître.

La vision du paysage, qu'elle soit ouvertement et institutionellement une question comme c'est le cas dans notre pensée actuelle, reste une question avant tout. De la réserver comme de la clamer ne change visiblement rien au fait.

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 Illustration: "Souvenir de Toscane" . Camille COROT. Eau-forte. Le cuivre de cette estampe, le premier essai de COROT à son retour d'ITALIE, avait été abandonné dans une boîte à clou en 1845. Ce n'est qu'en 1865 que BRACQUEMOND l'en retira, éxécuta alors la morsure et le tirage d'essai. Il s'agit ici de la planche remaniée pour le tirage de "La Gazettte des Beaux-Arts" de 1875.

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OUI  (DISQUES) posté le vendredi 23 janvier 2009 09:00

J'ai retrouvé cet album vynil en parfait état contre...1 euro !

 

Heureusement j'ai toujours ma vieille MKII qui trône dans mon salon, là ou les branchouilles poseraient leur Mac ou leur écran plasma.

Je me souviens de l'époque qui voyait s'empiler les Thorens, Garard, Lenco... au fond des estancots des dépôts-vente, espérant plus le dépôt de la poussière que la vente.

En trente ans d'évolution technologique "multi-média" (bon sang que ce terme est con !),  je suis donc passé du statut de ringard à un état qui prend des allures de pré-snobisme en conservant cet objet que je n'ai cessé de chérir malgré mes si nombreuses infidélités et passades d'un jour dans les gourbis numériques. Dieu  que j'ai pu passer pour un benêt quand je poussais la porte des magasins audiophiles de l'époque ! (beaucoup ont fermé depuis, par justice immanente). Je faisais sourire  alors, avec un air condescendant, ces petits péteux qui n'auraient pas tenu deux minutes de conversation avec un professionel de l'enregistrement. On chantait à l'époque la naissance du numérique qui a effectivement pris une place dans tous les sens du terme en nous donnant accès à une belle profusion. Ce  qui, sous couvert  d'un aspect  pratique indéniable, a permis néanmoins l'émergence d'une sou -culture qui frappait au portail électronique.

Pour un euro ! Le paradis incontesté de ce groupe qui esquisse déjà dans cet album la fin de cette période inimitable par  la synthèse de nombreuses années de recherche musicales et d'exploration des techniques électroniques naissantes. Certains prêtent à cet album les meilleurs morceaux (LE meilleur morceau ) du groupe. Ils ont probablement raison, mais je préfère garder la satisfaction de penser que beaucoup d'autres le valent. Toujours est-il que le système d'écoute analogique, ici indispensable à mes yeux, surpasse inconditionnellement , car la comparaison est possible, et historiquement, cela est une évidence, tous les repiquages numériques que l'on peut avoir parfois la chance de trouver dans les linéaires de cette instution culturelle médiocre qu'est la Fnac.

Je savoure là les délices d'un fruit à pleine maturité du groupe, en ayant pour moi la chance d'avoir pleinement et suffisamment vécu cette période. Le fébrile et attentionné débalage de l'objet fragile et coûteux. le petit craquement de la pointe de la cellule attrapant le sillon. On voyait alors "venir"  le son. cela permettait de se préparer à "écouter". Cela finissait par vous faire entendre. Cela me permet de mesurer en bougonant la véracité de ce qui n'était alors qu'une intuition. J'ai toujours défendu l'analogique moribond. Vingt minutes d'écoute d'une plage était un luxe que l'on s'octroyait religieusement, rituellement. Me savoir dans le vrai me procure un plaisir indicible que n'entache même pas le qualificatif de prétentieux dont on peut alors m' affubler. 

Heu...le disque?...Plutôt supérieur, mais ça je le savais déjà !

 

 

 

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COMPTES DE JANVIER, voyage en seconde.  (MELANCOLIE) posté le jeudi 22 janvier 2009 11:39

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Il n’y a plus de désir social. Il n’existe plus d’aspiration altruiste, d’inspiration grégaire. S’agglutiner est devenu un non-sens. Devant soi, deux rails parallèles posées sur des traverses et qui saccadent le rythme à une vitesse de croisière établie. On monte en gare au premier janvier pour tacher d’en descendre le trente et un décembre suivant en ayant tenté de limiter les rides, les rages de dents et en imitant son voisin essayant de lire une revue insipide censée durer le temps du trajet. Alors que l’esprit s’en va selon un angle qui n’a rien de cohérent avec les résolutions que l’on est en devoir de se fixer. Dommage que cette climatisation nous empêche à présent d’ouvrir la fenêtre d’un demi tour de manivelle . On tourne alors la manivelle dans l’autre sens et on se rassoit à sa place sur le siège en skaï marron glissant. On aperçoit e pericoloso... et on pose sa tête contre la vitre, la laissant ballotter au rythme des jointures des rails, les yeux perdus dans le vide. Il ne reste que peu de temps pour rêver de l’autre.

 

Ecrit en collaboration intuitive avec Emi le 30 décembre 2008.

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LE REGNE DU BOURBON  (AUTANT NE RIEN DIRE) posté le samedi 17 janvier 2009 14:43

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L'investiture du Président américain (qui est noir) ne m'émeut guère, du moment que ce beau pays continue de nous distiller cette boisson fabuleuse qui nous doit au moins son nom (je suis déjà un peu gris)!

"Le comté de Bourbon, dans le Kentucky (États-Unis), ne produit plus de whisky depuis longtemps, mais il lui a donné son nom, lequel est à l'origine celui de la famille royale française des Bourbons. Le comté a été nommé ainsi en hommage à la France alliée des colons américains contre les Anglais dans leur lutte pour l'indépendance."(Source whiskypédia).

 On n'aurait peut-être pas dû leur couper la tête.

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AUTRE  (MELANCOLIE) posté le lundi 12 janvier 2009 11:36

 

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Pour n'avoir eu que l'excellence en héritage.

La mélancolie ne naît-elle pas de l'absence de l'objet de deuil, de la possibilité ou non de POUVOIR faire un deuil?

A plus tard...

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Ill. "Caïn et Abel". Cosimo MOGALLI, Florence. Burin et Eau-forte. XVIIIeme S.

 

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