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Pour ceux qui ne connaissent pas Andrea, qui ont un petit problème de latéralisation dans la restitution d'un rythme ou encore pour ceux qui sont non réceptifs à la musique classique, à la musique pop ou aux deux.
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Pour ceux qui ne connaissent pas Andrea, qui ont un petit problème de latéralisation dans la restitution d'un rythme ou encore pour ceux qui sont non réceptifs à la musique classique, à la musique pop ou aux deux.
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Cette deuxième édition du festival de charango à Paris a été une réussite à la hauteur de l'honneur à porter aux organisateurs, officiels ou de l'ombre.
Un hommage sensible à l'envoûtant Milchberg.
Un hommage reconnaissant au spectaculaire Cavour.
Un hommage émouvant au sincère Coca.
Un hommage communicatif au fraternel Osorio...
De mémoire, il semblerait qu'une augmentation de cinquante pour cent de l'auditoire soit un minimum par rapport à l'année dernière.
L'insinuation de l'instrument dans la musique de variétés n'est peut-être pas étrangère à l'intérêt que semble lui porter un nombre croissant de personnes. Preuve que si la paternité géographique et culturelle de l'instrument ne fait aucun doute, ses incroyables capacités d'adaptation (fruit de sa richesse) tendent à universaliser son usage bien au-delà des frontières des populations qui lui vouent un culte affectif ...et respectueux!
C'est une belle évolution qui tend à éliminer l'usage polémique et revendicatif que certains pourraient en faire. Car il ne faut pas oublier que ce vecteur merveilleux reste celui de l'expression et de la communication du musicien. Et que , les musiciens étant des hommes, il en est de bons partout. La preuve encore bien vivante hier.
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La quena, comme toutes les flûtes droites, a la réputation d’être particulièrement « fausse ». A tel point qu’un regretté ami musicien avait trouvé particulièrement inintéressant un enregistrement récent effectué par des interprètes honorables, pour cause de « justesse » trop prononcée. A ses yeux de professionnel de la gravure musicale, donc en possession d’une oreille bien affutée, le caractère fondamental de la couleur sonore de la musique des Andes conféré par des altérations perceptibles de la gamme habituellement pratiquée s’était effacé devant le souci de recherche d’une justesse classique. Lui demandant de s’expliquer sur son jugement assez subjectif, il me répondit alors qu’il avait ressenti comme un aboutissement dans la recherche de ces musiciens de jouer juste. Pour lui, ils avaient dépassé le stade des errements souvent audibles et qui parfois pouvaient faire grincer des dents, pour arriver à jouer à un niveau de justesse d’un prix de conservatoire dans un orchestre symphonique. La performance était louable, mais pour lui le caractère fondamentalement populaire de cette musique était alors effacé par le simple exploit de la justesse de l’interprétation. L’impression que lui avait alors laissée l’enregistrement ne présentait alors guère plus d’intérêt que l’interprétation d’un huayno à la traversière système Boehm dans un orchestre d’animation de mariage.
L’autre jour, j’écoutais une amie jouer d’une quena que je lui avais faite et qui me semble « juste », pour une quena, si tant faire se peut. Elle considère d’ailleurs visiblement cet instrument comme tel puisqu’elle en joue avec la certitude de sa formation classique et de son oreille absolue. Je suis resté surpris de la différence entre ce que me semblait être la justesse de mon jeu sur cet instrument que j’avais bien testé et celle avec laquelle elle jouait les mêmes airs, abstraction faite du tempo. Ce n’est pas la première fois que je remarque une différence sensible de jeu entre deux interprètes jouant une même mélodie, différence imputable aux variations de justesse de notes. On observe par ailleurs des différences de diapason d’un joueur à l’autre de près d’un demi ton, environ quatre comas, sur une même quena, selon la manière de tenir l’instrument, l’inclinaison et la force du souffle. Les effets de modulation sont très importants sur cet instrument. La justesse(ou plutôt sa relativité) est donc un élément certainement fondamental dans la diversité d’interprétation. Un peu à la manière d’un tableau de l’école fauviste qui présenterait avec une herbe jaune, des arbres oranges et des maisons bleues un paysage immédiatement identifiable et harmonieux. La fausseté des couleurs associée à la pertinence de leur juxtaposition et à la justesse des valeurs contribuant à un équilibre d’ensemble pourtant lisible et surtout plein de vie. Il est donc essentiel pour interpréter cette musique, de la connaître, de l’avoir écoutée au point d’enregistrer les automatismes de modulation pour transgresser harmonieusement les règles de justesse. Ceci explique qu’avec un instrument médiocre, voire indiscutablement faux, un bon joueur arrive quand même à un niveau de restitution acceptable et reconnaissable. La justesse d’une quena, c’est important, mais cela reste indiscutablement subjectif. Et nécessairement subjectif si l’on veut conserver entier le caractère de liberté de cette musique et ne pas lui ôter la vie.
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"Quant aux survivants de ces fléaux, ils ne renoncèrent même pas à leur façon d'agir, ils ne cessèrent d'adorer les démons et les idoles d'or, d'argent, de bronze, de pierre et de bois, bien incapables de regarder, d'écouter ou de marcher ; ils ne regrettèrent pas non plus leurs meurtres, leurs maléfices, leurs débauches ni leurs vols."
Livre de l'Apocalypse de Saint Jean.
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