Vu à Paris: des chaussures en peau d'élan rue de Rennes.
Vu à Paris: des chaussures en peau d'élan rue de Rennes.
Une escapade pour des raisons de diversification. Ce nouveau blog est exclusivement réservé à la quena. On retrouvera des articles déjà publiés ici, avec une traduction en Castillan:
http://quena-lug.blogspot.com/
Le blog actuel reste ici bien évidemment en service.
Comment résister à l'appel d'un vieux paquet de lettres qui vous
emmène au coeur de l'eldorado?
Construire une histoire familiale est affaire de
temps.Quand la sensibilité développe l'affection filiale au
point de mêler des générations, même disparues, dans une même
aventure, on touche à l'esprit des âmes, à leur appel, dans tout ce
qu'elles ont de vrai.
Concrétiser ce qui ne peut pas l'être impose de la
délicatesse.
Ici le poids des années se transforme progressivement en un souffle
léger qui conserve l'empreinte de l'air pur de la Cordillère.
N'est-ce donc pas là tout l'art de la rencontre, tout
simplement?
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vous suivrez le fil de l'expo ici:
http://charretteimages.canalblog.com/
vous retrouverez, entre autres, les photos du livre ici:
http://ju2foto.canalblog.com/
Une bonne quena!
Combien de fois l'ai-je entendu?
D'abord, de ce qu'il reste dans ma
mémoire, un peu d'humilité: l'avis des grands interprètes à
ce sujet ne se limitera jamais
à l' affirmation péremptoire du style « j'ai
touvé MON instrument et ne m'en séparerai jamais
ni ne jouerai sur un autre». Cette considération reste plutôt le
fait du piètre musicien,appeau pour novice. J'évoque à un
cran encore inférieur ceux qui se drapent dans
la théorie pour justifier de leur incompétence. Non, l'avis de ces
hommes est plutôt que la quena est difficile, très difficile.
C'est un instrument véritable qui est capable de
vous trahir, et bien entendu de préférence dans les moments
cruciaux.
D'oùvient donc cette aptitude de
l'instrument à trahir? Qu'est-ce qui met à bas soudainement toutes les lois
élémentaires de la physique?
Assurément du
musicien.
De ses doigts?de son souffle?
Non , de son oreille.
Des heures
de répétitions des jours durant pour créer les
automatismes nécessaires pour
aborder l'interprétation gravent dans le cerveau des habitudes
aussi surementque le
ciseau du sculpteurs dans le marbre. Etre obligé de s'en
départir,quelque soit la raison, implique de
réduire la couche dans laquelle l'incision marque la
matière,pour tout
recommencer.
La chasse
aux mauvaises habitudes, pour celui qui s'exprime,
commence par le silence.
En fait SON
silence.
Se
taire.
Ecouter.
J'ai
rarement vu des gens aussi attentif, même au plus balbutiant
des débutants, que les
maîtres.
La nature
autorise, aléatoirement, et on ignore encore actuellement
les processus physiologiques qui autorise
cela, certaines personnes à être dotée de l'oreille
absolue.
Un appareil
de mesure physique de laboratoire à disposition
permanentedans le cerveau leur permettant de
déterminer la fréquence de la note émise. Certains
arrivent cependant à
un niveau d'éducation acoustique élaboré au point de faire
le même usage de leur audition, par un
concours d'habitudes auditives dans des situations
les plus
variées: direction d'ensemble musical, transcription, gravure,
écriture musicale et déchiffrages en tout
genre, facettes par ailleurs souvent méconnues des
métiers de la
musique. La valeur d'un don rattrapée par celle du
travail.Le jugement de ces derniers qui
connaissent la valeur de ce qu'ils ont acquis souvent péniblement
est à mon sens le plus judicieux. Se plier à la discipline est la
seule voie pour pouvoir acquérir un jugement
objectif. Mais la somme des connaissances engrangées impose la
circonspection. Ce qui fait que le jugement ne peut
qu'être adapté à la personne en cause. Qu'il
s'agisse du demandeur comme du
connaisseur.En matière de jugement sur la qualité
d'une quena, il ne s'agit pas d'argumenter sur des critères que
l'on s'est fabriqué soit même, ou sur des critères que d'autres
se sont fabriqués eux-même. Laisser l'autre
encenser votre travail vous rend vite pitoyable. Mais plutôt de
juger ce que la personne recherche, donc de l'amener
àdécouvrir, à rentrer dans la discipline,
pour qu'elle comprenne ce qu'au bout du compte, malgré la somme de
connaissance que l'on peut acquérir, ne peut
pas vraiment être
expliquer. Certes il y a des critères de jugement
fondamentaux auxquels nul ne peut échapper. Un facteur de quena
doit être capable lui même de maîtriser correctement
l'instrument. Il ne peut pas échapper au jeu
de la troisième octave par exemple. J'ai bien dit jeu, je n'ai pas
dit sortir les notes déterminées dans un effort parfois
douteux.Prétendre au jugement, notamment sur soi,
ne peut donc se faire en échappant à un «Flor de cana» de Cavour,
ou un «Trapiche» ou un «Amanecer» ou
une «Incantable» de Dominguez, un «Are Gallo»
de Thevenot et autres incontournables exercices d'accessit à la
virtuosité parfaitement maitrisée des grands
interprètes. Prétendre apporter une réponse,
c'est d'abord faire en sorte que celui qui demande pose la bonne
question, celle qui le concerne, pas celle qui arrange celui qui
diffuse.
Donc il faut d'abord se méfier des écrans de fumée, théories et gadgets, masquant la triste réalité.Si la chose peut briller, c'est parce que le fond à été bien préparé, et non pas à cause de l'épaisseur du vernis.
Allez faire un tour à l'adresse suivante: http://quena-lug.blogspot.com/
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